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Logements universitaires : Fame Ndongo tance un bailleur
«Quelles que soient les revendications, fondées ou non, l’arrêté préfectoral portant sur les prix des loyers homologués dans les zones de résidences de Yaoundé, notamment à Ngoa-Ekellé, demeure applicable jusqu’à son abrogation ou son amendement. Monsieur Mbakop, en votre qualité de bailleur, vous devez vous conformer». Ainsi s’exprimait Jacques Fame Ndongo, lundi 25 janvier 2010, à Ngoa-Ekellé au lieu dit Bonamoussadi dans l’enceinte de la mini cité Concorde. Le Minesup s’est fait accompagner dans sa descente surprise par les membres de l’antenne locale de Yaoundé de la brigade spéciale de contrôle des loyers en zone de résidences universitaires. Le président de cette structure et ses collaborateurs se sont livrés sur le champ à l’expertise des chambres dont le bailleur conteste le classement et les prix qui doivent être officiellement appliqués. Munis des fiches, les membres de l’équipe d’expert ont relevé les dimensions des murs, des placards, des fenêtres. Ils ont consigné aussi des indications sur la qualité du sol et un ensemble d’informations devant leur permettre de fixer définitivement le taux des loyers dans cette mini cité. Selon l’arrêté préfectoral d’août 2008, la résidence de M. Mbakop est dans la catégorie non classée, d’où le taux de 4500 F Cfa par mensualité qui lui a été affecté. Or sur le terrain, le bailleur perçoit 120 000 F Cfa voire 180 000 F Cfa pour dix mois à ses locataires. «Ils nous a fait croire que sa mini cité a été mal classée et que les travaux qu’il y a effectué méritent ce prix. D’après lui, la brigade aurait validé ses taux» déclare Marlyse Fokou, étudiante à l’université de Yaoundé 1 et résidente. Ce qui a jeté la centaine de locataires de la cité Concorde sur le tronçon Bonamoussadi-Minesup hier matin, au point d’observer un sit-in de quelques minutes devant l’immeuble ministériel n°2, c’est le fait que leur bailleur a sectionné les tuyaux d’alimentation en eau et les files électriques pour exercer «un chantage» sur eux.
 
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