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La consternation et l’émoi étaient vifs aux environs de 7h05 le 02 février 2010 sur le pont noir qui relie le collège Itba et la grande station Total de l’axe lourd au niveau du village de la sculpture. Le corps inanimé d’un jeune homme gît sur la chaussée. Dans une mare de sang, le cerveau étalé sur le goudron et les yeux hors d’orbite. Le nommé Joël Ngonwo, 18 ans, et originaire de Bazou, dans le département du Ndé, vient d’être écrasé par un camion de livraison de couleur bleue, immatriculé LT 57 14 54. Non loin de la dépouille, une moto apparemment neuve, sur laquelle se trouvait l’infortuné, est loin des roues arrière du camion à l’origine du drame. Selon des sources, tout s’est passé vers 7h. « Le camion allait en direction de Ndokoti ou d’Akwa, alors qu’un taxi était devant lui. Un « bendskineur » ayant transporté deux élèves d’un collège de la place, lui aussi, allait à toute vitesse, et essayait de se frayer un chemin entre le camion et le taxi. Le taxi en question essayait de se garer sur le côté, pour prendre le chemin du carrefour « Nelson Mandela ». Paniqués, les passagers vont sauter », raconte un témoin. C’est à ce moment que l’irréparable se produit. Joël Ngonwo, écrasé violemment par le camion trouvera la mort sur-le-champ, alors que la moto et son conducteur sont traînés sur près de 15 mètres. Selon les premiers constats des éléments du commissariat du 14e arrondissement arrivés sur les lieux, l’imprudence et l’excès de vitesse seraient une première explication à ce drame. « Ils roulaient très vite, confie un autre témoin. C’est le matin et la route est dégagée. Le camion de livraison revenait d’un voyage de Yaoundé»
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