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71 enfants de la rue regagnent leur domicile
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Le Minas les a réconfortés au cours d’une rencontre avec eux et les familles lundi 22 février à Douala.
Avec à peine quatre ans seulement, elle s’est retrouvée dans la rue. Elle a été une enfant de la rue (EDR) et est devenue vendeuse par l’occasion. Heureusement, la fillette a été recueillie dans une cellule sociale où elle réapprend à vivre normalement. Aujourd’hui, à sept ans et scolarisée, Inès A. a même réintégré le domicile familial. Pour le ministre des Affaires sociales, Catherine Bakang Mbock, cette fillette a été son cheval de bataille. Comme les autres d’ailleurs. Ainsi, 71 enfants de la rue sur les 207 recensés dans la ville de Douala, sont rentrés à la maison. Ceci grâce au travail abattu par les services sociaux de la délégation régionale des Affaires sociales pour le Littoral. Lundi 22 févier, une séance de travail a été organisée avec le gouverneur de la région du Littoral ainsi que les partenaires du projet de lutte contre le phénomène des enfants de la rue à Douala, 41 familles ainsi que les 71 anciens EDR. Catherine Bakang Mbock a d’abord félicité les parents pour leur sens de responsabilité envers leurs enfants. Selon elle, ces parents ainsi que leurs enfants ne doivent en aucun cas être marginalisés. Les anciens EDR méritent d’être suivis et encadrés jusqu’à la fin. « C’est la fin qui justifie les moyens. L’investissement ne doit pas être vain », a ajouté le Minas.

Catherine Bakang Mbock exhorte cependant ses collaborateurs à une meilleure traçabilité à travers cet ambitieux projet, qui est leur encadrement et leur suivi quotidien. Mais si la plupart de ces enfants ont repris le chemin de l’école, certains, bien qu’en famille, n’ont pas eu cette chance, « par manque de moyens », expliquent les parents. « Cette situation sera prise en compte, indique le Minas. Il y a des passerelles qui permettront que ces enfants soient tous scolarisés. Notamment des bourses, des appuis et des aides qui d’ailleurs sont en instance. » Mais le ministre insiste sur la responsabilité des parents. Par ailleurs, certains mécanismes existent qui prouveront l’indigence des parents. En ce qui concerne la tâche de travailleurs sociaux, ces derniers doivent faire beaucoup de sensibilisation afin de restaurer la solidarité. « Une nécessaire mobilité communautaire est également impérative. Les partenaires et la société civile doivent avoir la même vision ». En tout état de cause le mieux pour les enfants c’est qu’ils restent en famille.

Source : Cameronn Tribune


 
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