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Un vent de sanction a soufflé, lundi 29 mars 2010, sur les brigades nationale et départementale des contrôles et de la répression des fraudes du Mfoundi. 12 agents ont été suspendus de toutes activités de contrôle et de répression des fraudes relevant du ministère du Commerce pour une durée de trois mois renouvelable. Selon la décision du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, rendue publique lundi 29 mars, ces sanctions résultent de la perception des amendes forfaitaires, sans droit ni titre, auprès de certains exploitants de débits de boisson du quartier Elig-Effa à Yaoundé, de certains commerçants du marché Etoudi à Yaoundé, mais aussi de certains commerçants de pièces détachées du camp Yabassi à Douala. D’autres agents ont été suspendus pour graves irrégularités commises dans le cadre des opérations de surveillance du marché du sucre. Jean-Marie Némi Nkolo, chef de la brigade nationale des contrôles et de la répression des fraudes, explique qu’un flou a été observé dans la gestion des dossiers de ces agents suspendus. En effet, lorsque les commerçants sont appelés à payer leurs pénalités, ils sont contraints à la fermeture en cas de refus. Interviennent alors les agents de la brigade, censés venir calculer les pénalités sur le terrain, avant la convocation du commerçant pour règlement des frais. « Il est interdit de percevoir les pénalités sur le terrain, ce que certains d’entre eux ont fait. Ils sont même descendus sur le terrain sans la fiche de calcul des pénalités, pourtant indispensable à notre travail », révèle le chef de la brigade. Mauvaise gestion de certains dossiers, application en demi teinte des procédures de saisie sur le terrain, procès-verbaux mal rédigés ou « égarés », etc. Comme l’a expliqué Jean-Marie Némi Nkolo, les agents sanctionnés ont fait preuve de graves manquements professionnels. Avec ces suspensions, la brigade nationale des contrôles et de répression des fraudes tient à ramener l’ordre dans ses rangs.
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