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L’ambiance était un peu morose lundi 10 mai 2010 dans les locaux du Comité national de lutte contre le sida (CNLS). Dans un bureau, quelques personnels sont en pleine discussion, mais il ne s’agit certainement pas des derniers potins du week-end. Alors que certains ne réalisent pas encore ce qui vient de leur arriver, d’autres ont commencé à ranger leurs affaires. C’est qu’au terme d’une brève réunion hier matin, le secrétaire permanent leur a annoncé la fin de leur collaboration avec le CNLS. Et ils sont 12 dans cette situation, tous des agents d’appui. « Il nous a dit que le comité avait des problèmes d’argent et ne pouvait plus continuer à nous employer sans nous payer », raconte l’un des personnels remerciés. Selon la jeune dame, cette tension de trésorerie est perceptible depuis quelque temps. « Ça fait cinq mois que nous n’avons pas de salaire », affirme-t-elle. D’ailleurs, ils s’en vont sans avoir perçu leurs arriérés, encore moins une prime de séparation. « Nous nous demandons ce que nous allons devenir. Il faut maintenant recommencer la vie à zéro, sans aucune ressource », déplore cet agent d’appui. Et selon un responsable du CNLS, cette situation témoigne bien du malaise financier qui sévit actuellement au CNLS. Il affirme même qu’il s’agit là de la troisième vague de séparation en quelques mois.
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