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Banane : La diversification des marchés, un challenge
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En fin de semaine dernière, trois gros producteurs de la banane africaine se sont retrouvés à Yaoundé pour discuter des questions d’intérêt commun. Le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Cameroun étaient représentés par des personnalités de haut vol : Yapo Yapo, ministre ivoirien du Commerce, Mahama Ayariga, vice ministre ghanéen du Commerce et de l’Industrie, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre camerounais du Commerce, par ailleurs porte-parole des ACP sur les questions de la banane. De la concertation est sortie une déclaration dite de Yaoundé à l’attention de l’Union européenne sur la clé de répartition des 190 millions d’euros mis à disposition des pays ACP et qui appelle la prise en compte du poids de l’exportation des pays, l’importation de la banane dans l’économie des pays et l’indice du développement humain. Par-dessus ce combat, il y a la question du développement de cette filière qui interpelle ces gros producteurs au premier chef. Il y a le combat de la conquête de nouveaux marchés à mener par ces Etats. Il y a la bataille de l’encadrement des petits producteurs pour accroître la production. Les 280.000 tonnes de la Côte d’Ivoire, les 300.000 tonnes du Cameroun et les 36.000 tonnes du Ghana doivent être améliorées pour s’approcher des cinq millions de la République dominicaine par exemple. Calice Yapo Yapo, explique dans les lignes qui suivent la stratégie de son pays la Côte d’Ivoire.
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